Historique du café

Un café littéraire et philosophique

Loin de l'agitation des grandes stations, les villages Sur-les-Rocs drainent une clientèle éprise de calme. Les commerces résistent tant bien que mal. A l'image du mythique café des Collines, qui s'offre une nouvelle vie.

Ouvert sur le monde

Mythique, l'établissement l'est assurément. A l'image de sa conceptrice et tenancière, Marie Follonier Quinodoz ou «Marie des Collines» comme l'a immortalisée dans un ouvrage son neveu Jean-Michel Quinodoz*.

Erigé en 1959, ce commerce est rapidement devenu un café littéraire et philosophique. La personnalité de «Marie des Collines», paysanne de montagne rayonnante et chaleureuse, érudite au goût immodéré pour la lecture, dévorant «Le Monde» ou «Le Canard enchaîné», a largement contribué à porter la réputation du troquet au-delà des frontières valaisannes.

Causeries, lectures et rencontres au coin du feu ont séduit de nombreux artistes et intellectuels.

Il faut dire que le terreau était fertile. Le Haut val d'Hérens fut une région prisée des peintres de l'Ecole de Savièse (Biéler, Vallet, Dallèves, de Ribeaupierre...). Des musiciens de réputation internationale ont séjourné ou viennent encore dans le cadre des concerts donnés dans la région. La tradition voulait que chaque concert à La Sage soit suivi d'un verre au café des Collines.

Plusieurs artistes y avaient leurs habitudes comme le comédien Maurice Aufair ou le cinéaste Francis Reusser. Pour l'anecdote, c'est au café des Collines que le réalisateur de «Derborence» apprit par la télévision qu'il avait décroché le «César 1985 du meilleur film francophone», alors qu'à Paris, on le cherchait dans la salle!

Porte ouverte

Le panorama depuis la terrasse du caféMartine & Patrice Mottet, les nouveaux gérants ont conservé le cachet d'origine du chalet dans lequel domine le bois de mélèze et trône un poêle en pierre ollaire. Seule transformation architecturale: le carnotzet est dorénavant relié par un escalier intérieur à la salle du restaurant. Le grand balcon extérieur a été qualifié de «plus belle terrasse du val d'Hérens » par «l'Hebdo» en 1992 . Entre jouissance du panorama et espoir d'une contemplation vraie.

La bibliothèque

Bibliothèque du Café des CollinesDans la salle, lumière adoucie, sons atténués, chaleur réconfortante... «Les gens qui viennent restent longtemps, parfois plus de cinq heures d'affilée». Propice pour recréer l'esprit d'un café-philo? Ailleurs, dans un petit cabanon voisin, une sorte de bibliothèque officielle regroupant les livres de Marie et symbole d'ouverture sur le monde...
Mme Guibentif Line accueil avec bonheur et enthousiasme chaque visiteur les samedis. Grande voyageuse et passionnée, Line saura vous guider à travers les rayonnages en dispensant ça et là quelques anecdotes.

 Source originale de l'article